• Mon’s livre est un salon du livre, créé en 2012, afin de combler le manque d’activité littéraire de la région. Aujourd’hui, c’est le plus grand salon du livre de Wallonie. Quelle a été la plus grande étape à franchir ? Etablir la démarche, maintenir chaque année le salon, trouver de nouveaux projets ?

Chaque année, Mon’s Livre est un challenge pour nous. Il faut veiller à accueillir les auteurs, à satisfaire le public, a drainer un maximum de monde… Le plus grand défi est de trouver du financement. Nous tenons à rester un salon accessible pour les auteurs avec des prix très démocratiques, et un salon entièrement gratuit pour le public. En tant qu’asbl, nous devons donc trouver des aides financières. Chaque année, nous établissons différents dossiers et nous avons la chance d’être soutenus par différentes structures publiques et privées : la Ville de Mons, la Province du Hainaut, la Wallonie, La Loterie Nationale… C’est, selon moi, le plus grand défi car c’est celui qui permet de maintenir la gratuité.

  • Mon’s livre est une ASBL qui œuvre à la mise en évidence et à la visibilité du tissu culturel du Hainaut (Belgique). Par ailleurs, vous soutenez aussi la lutte contre l’illettrisme et l’exclusion sociale. Pour rendre tout cela possible, vous êtes à la recherche de main d’œuvre, de prêts de matériels, d'aides ponctuelles sous forme de partenariats. Pouvez-vous nous raconter comment fonctionnent ces partenariats aujourd’hui et ce qu’ils ont permis ?

Nous établissons, chaque année, plusieurs formes de partenariats et recevons différentes dormes de soutien. L’un d’eux (et non le moindre) est la main d’œuvre : nous sommes entourés d’une trentaine de bénévoles durant le salon. Etant une équipe de deux personnes, cette aide est indispensable. Ensuite, au niveau des prêts de matériel (par exemple), la Ville de Mons nous met à disposition quelques éléments, comme les plantes vertes de décoration lors du salon. Nous recevons différentes aides financières, nous établissons des partenariats avec certains groupes de presse afin de bénéficier d’un prix préférentiel pour notre communication visuelle ou radio via l’échange de publicité… Ces différentes formes de partenariat et d’aide nous permettent de réaliser, chaque année, un salon de plus en plus grand et de plus en plus qualitatif.

  • Vous organisez et décernez le « Prix littéraire Mon’s livre » depuis 2016. Dix livres ont été sélectionnés sur les cinquante-quatre présentés cette année. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette sélection et nous éclairer sur la composition du jury ?   

Les livres sélectionnés étaient :

Un demi-siècle de mensonges, de Jean-Louis AERTS (180° Editions)
Ailleurs, trop loin..., de Gilles BONTOUX (Editions Noir au Blanc)
De porcelaine, de Patrick DEVAUX (Editions le Coudrier)
Un été immobile, de Claude DONNAY (Editions M.E.O.)
Altérez-moi, de Thomas FRANÇOIS (Livr’S Editions)
Le pisseux, de Damienne LECAT (Editions Académia)
Le chien qui souriait en repensant à sa vie, de Lorenzo MORELLO (Editions Poussière de Lune)
La dernière aube, de Rebecca NICAIS (Editions Dricot)
La trilogie psychiatrique, de James OSMONT (Editions Nouvelle Bibliothèque)
Ca va d’aller... Y a pas d’avance, de Girolamo SANTOCONO (Editions du Cerisier)

Le Prix Littéraire Mon’s Livre est doté de 500 €. Il est décerné à un écrivain de langue française pour un roman en prose ou un recueil de nouvelles paru au cours de l’année 2018 ou du premier quadrimestre 2019. Les œuvres présentées doivent avoir été publiées à compte d’éditeur et les traductions ne sont pas admises.

Le gagnant cette année était : Un été immobile, de Claude DONNAY (Editions M.E.O.)

Le jury est composé de 7 personnes. Ces gens représentent plusieurs institutions : l’enseignement, la Ville de Mons, le Service des Lettres de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Maison Losseau, la Fondation Maurice Carême, l’Association Charles Plisnier, la Province du Hainaut, la presse, les services littéraires du Hainaut, les blogs littéraires… Ces personnes reçoivent 1 exemplaire de chaque livre, et nous remettent ensuite les résultats, basés l’écriture, la thématique, la trame et le travail éditorial.

  • Sur votre site, vous partagez différents livres de plusieurs maisons d’éditions qui chacun raconte Mons et son agglomération. J’ai ressenti cette envie de faire connaitre une culture, votre ville, mais aussi une façon très dynamique d’échanger par la lecture. Dites-moi : hormis la littérature, Mons a-t-il d’autres projets ou action culturelle pour éclairer un peu plus la ville ?    Je ne peux pas répondre à toute cette question. Nous ne travaillons pas pour la Ville de Mons, et je ne peux malheureusement pas rassembler toutes ces informations pour l’instant. N’hésite pas à faire un tour sur le site de la ville ou leur page Facebook J La ville bouge beaucoup !

Au niveau de l’édition, nous sommes également une maison d’édition et les livres sur notre site sont les nôtres. Notre plus grande collection s’appelle « À la découverte de ma commune » et chaque tome retrace l’histoire des anciennes communes à présent fusionnées avec Mons. Nous publions uniquement des ouvrages en rapport avec Mons, son patrimoine, son histoire…

  • Mon's livre se situe aux frontières de la France : ce salon est-il aussi, selon vous, une opportunité de créer des modalités de rencontre et d'échange entre les milieux littéraires français et belges?

Une certaine partie de notre public, de nos auteurs et nos maisons d’éditions présentes viennent de France ! Certains exposants viennent même du Sud de la France. Pour nous, ces échanges sont importants et permettent des rencontres enrichissantes entre belges et français. Ces échanges sont essentiels car ils ouvrent la porte des possibles. Beaucoup de français se déplacent pour notre salon, et nous nous déplaçons également pour découvrir certains salons français. Au programme : rencontres, découvertes, échanges et culture !

  • Le Journal des Blogs Littéraires tente modestement de créer des passerelles entre maisons d’éditions, auteur(e)s, blogueurs/ses, lecteurs et aujourd’hui votre salon du livre. Que pensez-vous de ce genre d'initiative ?

C’est même essentiel ! Faire le pont entre ces gens qui, tous, représentent et font vivre le livre, est une chose essentielle et très importante. Nous essayons également de mettre en place tout ceci au quotidien, en mettant en contact auteurs et éditeurs, libraires, lecteurs, blogueurs… Ils sont au cœur de la réussite du salon et de la croissance du monde de la littérature. Félicitations pour vos efforts.

Merci à Flora d'avoir pris le temps de répondre à mes questions 

                                                                                                                                 Christine P. (Au pays des books) 

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