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Le Salon du livre virtuel

du Journal des Blogs Littéraires

Notre ambition, que "l'Inde qui chante" de Michaux chante pour vous. Que l'Inde qui vit se livre dans ces pages. Et que chaque lecteur se fasse ensuite voyageur.

Le goût de l'Inde de Jean-Claude Perrier

Interview de Jean Claude Perrier

Nous sommes le lundi 6 avril et le salon du livre virtuel organisé par le Journal des blogs littéraires ouvre ses portes. L’idée nous démangeait depuis l’annulation officielle du Salon Livre de Paris. Il s’agissait d’interpeller les auteurs qui y avaient annoncé leur présence et de leur proposer de s’exprimer tout de même sur cette tribune immatérielle. D’accord ! L’initiative était un peu prétentieuse, un peu folle, mais elle nous paraissait avoir de l’allure. Elle devait bien en avoir un peu, puisque les premiers intervenants contactés nous répondaient et se passaient le mot avec enthousiasme.

Progressivement donc, ce salon du livre virtuel prenait sens : nous conservions la liberté, le choix de nos rencontres, de nos coups de cœur et le temps, pensions-nous, n’avait aucune importance. Mais, tandis que nous accumulions de la matière, les événements se précipitaient dans le vaste monde. On causait pandémie, état d’urgence désormais. D’aucuns, adeptes du mélodrame et de l’anaphore, ne répugnaient pas à parler de guerre et si les mêmes nous confinaient à nos pénates sur un péremptoire « Lisez ! », nous pouvions légitimement nous demander si qui que ce soit avait toujours la tête aux livres et à la lecture.

Nous voici confinés donc, ficelés, aphones et réduits à investir – bon gré mal gré, cette fois –  les espaces d’échange et de communication virtuels.

 

Pour y faire quoi ?

Aujourd’hui, la parole doit être aux soignants qui sont en première ligne. La parole est à ceux qui savent et agissent. Évidemment, elle sera squattée encore par les bonimenteurs, les donneurs de leçon, les claque-merdes de toutes les chapelles. Mais tout le monde n’a pas la prétention et l’indignité de se découvrir un cursus de catéchiste ou de virologue. Et nous sommes nombreux sans doute à avoir conservé le parti du silence et de la lecture.

 

Parce que nous savons depuis toujours le bénéfice de ces moments consacrés à l’exil intérieur. Nous savons qu’ils sont plaisir, retour à soi en même temps que partage. Nous savons surtout que lire est une manière de bouger dans sa tête. 

 

Nous savons que ce qui compte ce sont les idées, les mots, les couleurs et les sensations. Chercher des mots contre le lexique anxiogène : Covid19. Guerre ! Pandémie. Guerre ! Confinement. Guerre ! Placer les mots vrais, insolents, les mots que l’on prend la peine d’élaborer patiemment et peu importe qu’ils bousculent ou qu’ils rassurent. Franchir en pensée les portes qui nous sont fermées. Revenir à l’essentiel. Profiter de ce temps d’inertie imposé pour réinventer de la vie. Réfléchir. Imaginer. Rêver peut-être.

Ensuite ? Les choses bougeront-elles ? Chacun demeure libre d’y croire ou d’en douter. Dans nos sociétés, on vit, on aime, on se fatigue, on meurt presque dans un même souffle. On vit, on meurt sans plus chercher à savoir. Mais si la vie devait changer – et nous savons au moins qu’elle doit changer – tâchons modestement d’y être pour quelque chose.

                                                                                                 Marco Carbocci

 
 

    Espace  table ronde

 

Merci de votre visite

Le Journal des Blogs littéraires

Le journal des blogs littéraires :

Christine Payot, Marco Carbocci et Boris Faure 

Avec des interviews d'auteurs, de maisons d'éditions et de blogueurs littéraires c'est parler et échanger sur la littérature. 

Ce salon du livre est créé pour continuer à se rassembler malgré l'actualité, le confinement dû au coronavirus. 

 
 

Le livre d'or 

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